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Inktober : Conseils et astuces

Dernière mise à jour : 2 nov. 2020



Inktober c'est quoi :


Inktober, créé par Jake Parker en 2009, est un défi qui se déroule entre le 1ᵉʳ et 31 octobre, dont le but est de produire un dessin par jour suivant des contraintes qui changent chaque année. Les dessinateurs peuvent publier leurs œuvres sur les réseaux sociaux comme Twitter, Facebook, ou encore Instagram. (selon la définition via Wikipédia)

Ce que j'apprécie avec ce défi, c'est tout l'engouement qu'il y a autour. C'est une grosse opportunité d'avoir plus de visibilité, de se faire connaître, mais surtout de découvrir de nouveaux artistes, de nouveaux supports, de nouveaux outils,...une bonne dose d'inspiration, en 31 jours.





Quelles sont les difficultés :


Pendant ce défi, on peut rencontrer de nombreuses difficultés qui nous pousseront assez vite, à abandonner au bout de 10 jours. Oui, c'est précis, mais c'est un réel constat (sur Instagram par exemple, au bout de 10 jours, les posts #Inktober sont de moins en moins fréquents).


La première difficulté que l'on peut rencontrer, c'est "le manque d'inspiration". Aussi, pour palier à cela, il faut absolument rédiger sa propre liste. J'insiste sur le fait qu'il n'y a aucune obligation de suivre la liste officielle, tu peux piquer des idées sur plusieurs listes, afin de constituer une liste qui t'inspire du début à la fin. Moi, j'ai choisi des mots qui devaient m'inspirer quelque chose en moins d'une minute, sinon, je "next" le mot ! Pas de pitié !


Ensuite, évite de mettre les 10 premiers mots qui t'inspire le plus, au début, essaie de les dispatcher sur tout le mois, afin d'avoir un travail rythmé, qui va te permettre de tenir.





La seconde difficulté est (et est sûrement la plus grande) le temps que tu vas passer sur chaque œuvre, chaque jour. C'est ce qui essouffle, surtout si tu n'as pas l'habitude d'avoir un projet autonome sur une longue durée. Pour ma part, j'ai passé 3-4 heures par illustration, mais ce temps, j'en avais besoin, car quand je peignais, ça me permettais de m'échapper dans mon esprit, d'écouter de la musique et d'être tranquille. Mais, durant mes derniers Inktober, ça m'agaçait de mettre autant de temps dans une illustration, chaque jour, surtout que, je n'avais pas le temps.


J'ai deux astuces pour ce problème : petit 1, mets un chrono, qui t'oblige a réaliser quelque chose durant le temps imparti (et bien sûr, réserve ce temps dans ton emploi du temps tous les jours). Petit 2, ne fais pas quelque chose trop complexe. Va à l'essentiel ! Il faut que tu racontes l'histoire en évitant toutes les péripéties à rallonge. D'ailleurs, rien ne t'oblige à finir ton illustration en un jour. À mon sens, le but est de produire quelque chose, mais tu peux très bien en terminer ou retravailler quelques uns plus tard.





La difficulté suivante, c'est la comparaison. Comme je l'ai expliqué, durant un mois, tu seras bombardé d'illustrations Inktober sur tous les réseaux, et forcément, il y a aura des illustrations qui te paraîtront plus travaillées que les tiennes. Ça, ça a été la plus grosse difficulté que j'ai dû surmonté cette année. Surtout que je me suis interdit de retravailler mes illustrations sur l'ordinateur, afin de conserver au maximum l'aspect peintures (bien sûr, j'ai dû réalisé quelques retouches afin d'effacer les traces de scan, et intensifier le fond noir pour inclure mes illustrations dans l'artbook "Lucid dream").


Le conseil que je peux te donner, c'est que tu dois garder en tête, que ce n'est pas une compétition. Donne de la cohérence à ton Inktober, en réalisant une série. Une fois mise bout à bout, tes illustrations auront leur identité graphique à part entière. Ta différence n'est pas un manque de compétences, mais ton identité artistique. Et la pilule passe mieux, lorsqu'on s'est convaincu.


Mais c'est aussi l'opportunité de communiquer avec ces artistes qui te fascinent, et de leur demander des conseils pour t'améliorer. En tous cas, il est préférable de regarder le verre à moitié plein pour tenir tout le mois (mes personnages sont moins dynamiques que ceux des autres, et si j'en profitais pour appliquer jour après jour des conseils en composition ?).





La dernière grosse difficulté que j'ai rencontrée cette année, c'est le "mais pourquoi je m'inflige tout ça ?", un réel problème qui nous empêche de voir l'extraordinaire opportunité artistique.

Si tu participes au challenge, et qu'en plus tu l'intègres dans un projet, tu auras beaucoup plus de motivation à le terminer, et à t'y mettre sérieusement (même si, encore une fois, on ne recherche pas la perfection).

Pour ma part, Inktober n'était pas un projet, mais m'a permis de tenir mon projet. J'ai donc décidé d'écrire un livre très illustré pour Noël, mais le délai me paraissait compliqué. Avec le challenge Inktober, je me suis imposé un moodboard (une sorte de tableau regroupant toutes les idées et trames d'un projet), une gamme de couleurs, une technique (ici, la peinture en aplat de couleurs), un format et un support (peinture sur bois isorel format A4), etc... Mon moodboard indiquait aussi que je ne devais réaliser que des portraits, en pouvant y intégrer des éléments simples et des mains, et d'autres informations détaillés, qui m'a permis d'être prête le jour J.


Comme je voulais absolument réaliser ce livre, je ne me permettais pas d'abandonner, et les jours où j'étais fatigué, je réalisais 2-3 peintures le lendemain (oui, car l'objectif est d'avoir 31 illustrations à la fin du mois, mais s'accorder une pause, ça fait du bien aussi).





Aujourd'hui, je suis contente d'annoncer que c'est la première fois que j'ai réalisé l'Inktober en entier !



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Mon artbook "Lucid dream" est actuellement disponible en pré-commande, et tu peux dès à présent acheter une des peintures réalisés pour illustrer l'artbook.

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